ToutanKalendrier

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Lundi 23 juin 2008



C'est vrai qu'il n'est pas très beau , le crapaud ! ! !
hier, il cherchait la fraicheur dans le jardin

chaque fois que j'en vois un
je pense à ce merveilleux poème de Victor Hugo
tous, nous le connaissons ,
je ne mets ici que la fin ,
parceque je la trouve si belle . . .



Allons pour l'achever prendre une grosse pierre ! »
Tous ensemble, sur l'être au hasard exécré,
Ils fixaient leurs regards, et le désespéré
Regardait s'incliner sur lui ces fronts horribles.
– Hélas ! ayons des buts, mais n'ayons pas de cibles
;
Quand nous visons un point de l'horizon humain,
Ayons la vie, et non la mort, dans notre main. –
Tous les yeux poursuivaient le crapaud dans la vase ;
C'était de la fureur et c'était de l'extase ;
Un des enfants revint, apportant un pavé,
Pesant, mais pour le mal aisément soulevé,
Et dit : « Nous allons voir comment cela va faire. »
Or, en ce même instant, juste à ce point de terre,
Le hasard amenait un chariot très lourd
Traîné par un vieux âne éclopé, maigre et sourd ;
Cet âne harassé, boiteux et lamentable,
Après un jour de marche approchait de l'étable ;
Il roulait la charrette et portait un panier ;
Chaque pas qu'il faisait semblait l'avant-dernier ;
Cette bête marchait, battue, exténuée ;
Les coups l'enveloppaient ainsi qu'une nuée ;
Il avait dans ses yeux voilés d'une vapeur
Cette stupidité qui peut-être est stupeur ;
Et l'ornière était creuse, et si pleine de boue
Et d'un versant si dur que chaque tour de roue
Était comme un lugubre et rauque arrachement ;
Et l'âne allait geignant et l'ânier blasphémant ;
La route descendait et poussait la bourrique ;
L'âne songeait, passif, sous le fouet, sous la trique,
Dans une profondeur où l'homme ne va pas.

Les enfants entendant cette roue et ce pas,
Se tournèrent bruyants et virent la charrette :
« Ne mets pas le pavé sur le crapaud. Arrête ! »
Crièrent-ils. « Vois-tu, la voiture descend
Et va passer dessus, c'est bien plus amusant. »

Tous regardaient. Soudain, avançant dans l'ornière
Où le monstre attendait sa torture dernière,
L'âne vit le crapaud, et, triste, – hélas ! penché
Sur un plus triste, – lourd, rompu, morne, écorché,
Il sembla le flairer avec sa tête basse ;
Ce forçat, ce damné, ce patient, fit grâce ;
Il rassembla sa force éteinte, et, roidissant
Sa chaîne et son licou sur ses muscles en sang,
Résistant à l'ânier qui lui criait : Avance !
Maîtrisant du fardeau l'affreuse connivence,
Avec sa lassitude acceptant le combat,
Tirant le chariot et soulevant le bât,
Hagard, il détourna la roue inexorable,
Laissant derrière lui vivre ce misérable ;
Puis, sous un coup de fouet, il reprit son chemin.


Victor Hugo



par agathe publié dans : Coin des poètes communauté : Les amis d'agathe
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Dimanche 8 juin 2008

Et si cette photo vous inspirait ?


Pourquoi pas écrire un poème à plusieurs !

Voilà les 2 premiers vers. Si vous vous sentez une âme de poète, vous pouvez continuer de l'alimenter . Il suffit d'écrire 2 vers dans votre com. Nous nous ferons un plaisir de les rajouter au poème. Alors, si le coeur vous en dit, à vos plumes !


Voici le début:

"Demoiselles en tutus colorés,
Continuez de nous enchanter
!


Inutile de piquer un fard
Dès que l'on a le moindre égard.


Vos petits yeux étonnés me regardent ...
Un petit tour en mongolfière, ça vous dirait ?


Sous le vent vos robes safranées
Belles bacchantes nous enchantez.


Votre nom : pensées,
que de sentiments mélangés !


Point ne suis poète,
J' aime ce qui est beau.

Et qu'est-ce qui est beau ?
La couleur de nos idées.

Idées en tutus colorés
Pour Damoiseaux à enchanter !

  Damoiseaux volages à enchanter
Petits paniers de fraises pour s'enivrer...
 

 à suivre . . .


par toutankomun publié dans : Coin des poètes communauté : Les amis d'agathe
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Dimanche 1 juin 2008

Une douce idylle s'est créée derrière cette lucarne.

VICTOR HUGO laisse entrevoir la peinture du paradis.



Victor Hugo

Sachez qu'hier, de ma lucarne,
J'ai vu, j'ai couvert de clins d'yeux,
Une fille qui dans la Marne
Lavait des torchons radieux

Je pris un air incendiaire
Je m'adossais contre un pilier
Puis je lui dis "O Lavandière"
Blanchisseuse étant familier

La blanchisseuse gaie et tendre
Sourit et, dans le hameau noir
Au loin, sa mère cessa d'entendre
Le bruit vertueux du battoir.

Je m'arrête. L'idylle est douce
Mais je ne veux pas, je vous le dis 
Qu'au-delà du baiser on pousse
La peinture du paradis.

par toutankomun publié dans : Coin des poètes communauté : Les amis d'agathe
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Vendredi 30 mai 2008

Un enfant
Ça vous décroche un rêve
Ça le porte à ses lèvres
Et ça part en chantant
Un enfant
Avec un peu de chance


Ça entend le silence
Et ça pleure des diamants
Et ça rit à n'en savoir que faire
Et ça pleure en nous voyant pleurer
Ça s'endort de l'or sous les paupières
Et ça dort pour mieux nous faire rêver

Un enfant
Ça écoute le merle
Qui dépose ses perles
Sur la portée du vent
Un enfant
C'est le dernier poète
D'un monde qui s'entête
A vouloir devenir grand


Et ça demande si les nuages ont des ailes
Et ça s'inquiète d'une neige tombée
Et ça croit que nous sommes fidèles
Et ça se doute qu'il n'y a plus de fées

Mais un enfant
Et nous fuyons l'enfance
Un enfant
Et nous voilà passants

Un enfant
Et nous voilà patience


Un enfant
Et nous voilà passés.


Texte : Jacques Brel
Photos : Agathe - mes enfants du monde -

par agathe publié dans : Coin des poètes communauté : Les amis d'agathe
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Jeudi 29 mai 2008

Je voudrais changer les couleurs du temps
Changer les couleurs du monde
Le soleil levant la rose des vents


Le sens où tournera ma ronde
Et l'eau d'une larme et tout l'océan
Qui gronde

Je voudrais changer les couleurs du temps,
Changer les couleurs du monde


Les mots que j'entends seront éclatants
Et nous danserons une ronde
Une ronde brune, rouge et safran
Et blonde



paroles et musique Guy Béart
photos : le manège de Cahors

par agathe publié dans : Coin des poètes communauté : Les amis d'agathe
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